Cordées
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Camp des Cordées de la brigade st-martin

Juillet 1997

Vous prenez un ton sur le ré, puis vous prenez deux en dessous et une onde sans fin, à quoi vous ajoutez la spécialité du fisc et l’objet que vise votre flèche, et si c’est MISSION IMPOSSIBLE, c’est tout juste, vous avez trouvé le thème du camp cordées de cet été 97.

Lundi matin, pas d’info sur la mission du jour: seulement un ou deux billets de train qui mènent à Payerne et un vélo. Là, pas besoin d’être voyant pour deviner la suite, sauf qu’il fallait la trouver, la suite de la mission se situant by the guichetman. Slalom de cyclistes avisées entre les F/A-18 (avec sa carte de 68, Marie n’avait pas pu tout prévoir) et arrivée à Forel/FR: first Q.G., sous réserve de changement.

2ème mission by the agent Aline, nom de code Fennec: nous sommes au bord du lac de Neuchâtel avec 3 planches, des cordes et…des chambres à air; on prend l’eau et les sangsues, c’est marrant, on est contentes. On sait: c’est débile. Le soir, veillée autiste, mais néant-sympathique (sic) auprès de Lucernois (des scouts, bien sûr ) chez qui on s’est imposées plutôt que de ne pas se faire inviter.

Pour la suite, l’agent Sophie nous force à abandonner nos quartiers pour Estavayer, mais comme qui pédale dîne (telle est notre devise), tout est réuni pour un repli magistral sur le délicat repas préparé de nos mains appétissantes pour le concours cuisine. La cire nous ayant trompé, la suite de la journée se résumera à "allô Chevroux" où le Natel pleure, quand tu ne le branches pas.

Mercredi: commando spécial envoyé à vélo en mission vers Estavayer, nous cherchons notre contact dans le camping. Pieds nus, se passant la main gauche dans les cheveux, la trentaine, ayant horreur du mot "Chou-bidou-waouh". Nous testons tous les beaux volleyeurs: aucun ne réunit toutes ses qualités. Alors nous nous essayons au téléski nautique, peut-être se trouve-t-il au milieu du lac : nous chaussons les skis, le fil se tend et départ (pour celles qui ont réussi à se lever, car vous saurez, le ski nautique, c’est pas facile!). Bref, notre contact ne se trouvait pas au milieu du lac et d’ailleurs nulle part ailleurs, par contre, on aurait espéré que ce serait ce beau wakeboarder en combi grenouille, eh non , dommage!

Jeudi: Changement stratégique de QG, direction Champagne et on remercie Gwen pour le parcours, elle devait avoir des tendances sadiques le jour où elle l’a préparé. Nous posons les selles pour une marche à l’aveuglette: téléportées en terrain inconnu, il s’agit de rentrer au plus vite au camp. Le jour suivant, nous irons un jour à la ferme aider la famille Forestier: couper le chou gras et charger le bois, maintenant ça nous connaît.

La journée des mafiosi, grâce à Chantal, nous permettra de trouver parmi nous un guide suprême, le padrino. Laure nous ayant rejoint, nous sommes prêtes pour la plus grande mission jamais imaginée par notre cerveau, nom de code: la MARIE; le raid de trois jours au Creux-du-Van (Attention, le temps nous est compté). Tout est paré pour notre succès: l’orage, la pluie et les fils électriques dont nous constatons les effets conjugués.

Heureusement toutes les conditions sont réunies pour que le très sympathique personnel d’un asile psychiatrique du coin, nous accueille parmi ses patients. Nos habits sont séchés tandis que nous buvons une ovo. Marlène, une dingue de la photo, immortalisera cet instant par quelques clichés. Ayant pris du retard, notre voiture balai nous amène au point suivant de ralliement, Noiraigue, où nous serons hébergées dans la paille: "Gwen, joue pas avec le briquet!". Reste la plus dure partie de notre mission : avaler les sept cents mètres de dénivellation assez vite, pour arriver en haut avant le crépuscule, aussi nous nous conditionnons à la polenta à la macédoine de fruits.

Arrivée, coucher de soleil, dodo, après toute cette montée , on rêve à la descente. Pour rallier le QG, à Champagne, nous faisons une boucle par les murs de Baulmes, avant la superbe descente des gorges de la Covatannaz. On plie le matériel qui restait au QG et en selle pour 54 km , les derniers. Adieux déchirants à la Cure, mais heureusement , on se voit à la rentrée!

Ce n’est qu’un aperçu, c’est bien impossible de dire comme c’était génial. Merci à Marie pour son énorme contribution à la réussite de ce camp et à nos nombreux visiteurs, sans qui notre mission aurait été bel et bien impossible.

 

Attention, cet article s’autodétruira immédiatement après que vous en ayez pris connaissance…

 

...PFUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUH...

 

 

Isabelle-Lionceau